Accueil Rops, sa vie 1833-1898
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Braconnier ne puis / Chassaillon ne daigne / Peintre je suis

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Jeunesse

"Il faut que tu saches, que je suis un être non singulier du tout, mais très incompréhensible même à moi-même. J'ai été doué à mon berceau par beaucoup de très belles personnes qui exerçaient la profession de fées et qui avaient été invitées par ma mère à venir doter son fils d'une foule de dons variés. Mais la fée oubliée la terrible bancroche que l'on oublie toujours est apparue à son tour, et se penchant sur mon berceau m'a dit: je ne peux t'enlever les cadeaux que ces dames viennent de te faire, mais je peux aussi te donner le mien: Toute ta vie, tu ne feras jamais ce que tu aimerais le mieux faire! "
Lettre de Félicien Rops à Nadar, 1890


Aultre ne veulx estre

"Je sais très bien que je ferais mieux de vivre d'une façon normale, de ne pas marcher dans les plates bandes, de ne pas être (à 30 ans) futile comme Chérubino di amore de Beaumarchais (...) Je sais que je ne respecte pas assez les notaires, que je suis étourdi comme un hanneton et insouciant comme un moineau, je sais que je ne suis pas utile au bien de l'Etat mais ce dont tu ne doutes pas et qui ferait tomber en syncope tous les gens sérieux jusqu'à la cinquième génération mâle, c'est que je suis heureux et presque fier d'être ainsi ; et non autre... ceci je l'espère passe les bornes d'une honnête insanité..."
Lettre de Félicien Rop à Emile Leclerq, 1863


Maturité

" (...) J'ai une foi en art, ce qui est beaucoup. Je suis arrivé à un âge que je trouve fort agréable dans la vie, parce que ayant vu à peu près tout ce qu'il faut, ce que l'on doit avoir vu pour asseoir son jugement sur les choses, régulariser sa vision sur les êtres, je ne suis ni blasé, ni fourbu, ni fatigué, que j'ai toutes mes dents, les reins assez solides pour porter une œuvre, un si grand amour de la vie qu'il me semble chaque matin que je viens de naître (...). "
Lettre de Félicien Rops à Edmond Picard, 1878


Jusqu'au bout de mes ans

" (...) Toutes les années, quand arrivent l'automne et ses austères enivrements, je souffre comme si tous les espoirs que je garde en moi et qui sont les mêmes que ceux qui illuminaient ma vingtième année allaient pour toujours mourir avec les feuilles mortes. J'ai peur d'être vieux et de ne pouvoir plus inspirer de l'amour à une femme, ce qui est là une vraie mort pour un homme de ma nature et avec mes besoins de folie d'esprit et de corps."
Lettre de Félicien Rops à Louise Danse

Textes: B. Bonnier, N. Malinconi, V. Carpiaux - Informations
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